Franco Loi sait frapper de part et d’autre, dehors et dedans, à ceci près que, depuis longtemps, pour
nous modernes et aujourd’hui plus que jamais, le vase rond de Dante est brisé ; ses multiples
fragments gisent ou volent éparpillés. Vivant, comme nous tous, dans la multiplicité qui en résulte,
irréductible à l’unité, c’est de chaque fragment que Franco Loi sait faire surgir la juste harmonie,
puisée au fond du rapport de « je » aux choses de l’expérience. Car, ajouterai-je, la dictée, par «
l’autre » – les multiples « autres » –, qui est la source de la
profusion, n’en reste pas moins, selon la plus haute et constante tradition italienne, tenue dans
les limites, élocutoires et stylistiques, de ce qu’Ungaretti appelait la misura : elle compose la
parole selon la sobriété qui confère son élégance native à la profération.
Auteur : Poète majeur, et reconnu comme tel en Italie, Franco Loi a écrit toute son oeuvre en
milanais. Né à Gênes en 1930, il vit à Milan depuis son enfance. Il a exercé plusieurs métiers avant de
travailler dans l’édition. De ses premiers recueils (Icart, 1973), Poesie d’amore, 1974) aux ?uvres les
plus récentes (Isman, 2002), Aquabella, 2004, Voci d’osteria, 2007), en passant par l’Angel (1994),
« roman en chants », autobiographie idéale d’une puissante originalité d’invention, il a multiplié les
ressources d’un parler régional dont il a su faire une grande langue de poésie, aux registres subtils et
nombreux, tour à tour rugueuse et délicate, truculente et raffinée, vigoureuse et tendre, selon qu’elle
se fait lyrique, épique ou satirique, mais toujours ouverte au sensible le plus immédiat des multiples
aspects de la vie, pour composer l’une des oeuvres les plus profondément humaines et hautement
complexe de notre temps.
nous modernes et aujourd’hui plus que jamais, le vase rond de Dante est brisé ; ses multiples
fragments gisent ou volent éparpillés. Vivant, comme nous tous, dans la multiplicité qui en résulte,
irréductible à l’unité, c’est de chaque fragment que Franco Loi sait faire surgir la juste harmonie,
puisée au fond du rapport de « je » aux choses de l’expérience. Car, ajouterai-je, la dictée, par «
l’autre » – les multiples « autres » –, qui est la source de la
profusion, n’en reste pas moins, selon la plus haute et constante tradition italienne, tenue dans
les limites, élocutoires et stylistiques, de ce qu’Ungaretti appelait la misura : elle compose la
parole selon la sobriété qui confère son élégance native à la profération.
Auteur : Poète majeur, et reconnu comme tel en Italie, Franco Loi a écrit toute son oeuvre en
milanais. Né à Gênes en 1930, il vit à Milan depuis son enfance. Il a exercé plusieurs métiers avant de
travailler dans l’édition. De ses premiers recueils (Icart, 1973), Poesie d’amore, 1974) aux ?uvres les
plus récentes (Isman, 2002), Aquabella, 2004, Voci d’osteria, 2007), en passant par l’Angel (1994),
« roman en chants », autobiographie idéale d’une puissante originalité d’invention, il a multiplié les
ressources d’un parler régional dont il a su faire une grande langue de poésie, aux registres subtils et
nombreux, tour à tour rugueuse et délicate, truculente et raffinée, vigoureuse et tendre, selon qu’elle
se fait lyrique, épique ou satirique, mais toujours ouverte au sensible le plus immédiat des multiples
aspects de la vie, pour composer l’une des oeuvres les plus profondément humaines et hautement
complexe de notre temps.
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